LA FORMATION POST-UNIVERSITAIRE À L’ENA : Pilier important de la réforme de l’Administration publique congolaise
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.16988444Keywords:
Formation post-universitaire ; agent et fonctionnaire ; ressources humaines ; ENA ; énarque ; services publics ; Fonction publique ; Administration publique ; réforme ; formation initiale, et formation continue.Abstract
Depuis sa création en 2013, l’École Nationale d’Administration (ENA) de la République Démocratique du Congo (RDC) constitue un levier stratégique pour la réforme de l’administration publique. Inspirée du modèle français, l’ENA RDC propose une formation post-universitaire structurée en deux volets : une formation initiale destinée aux jeunes diplômés pluridisciplinaires sélectionnés par concours, et une formation continue pour les agents publics en fonction. Les programmes de formation intègrent des modules théoriques, des stages professionnels, des travaux pratiques appelés « formation-action », des rapports ainsi que l’évaluation finale dénommée « grand oral ». Les intervenants sont choisis sur base d’expérience et d’expertise, pour dispenser les enseignements des modules correspondant au profil de chaque formateur.
Malgré les résultats encourageants (renforcement des capacités, professionnalisation, inclusion des femmes et jeunes), l’impact global reste limité à cause du faible nombre de lauréats (60 à la 1ère promotion et puis 100 dès la deuxième promotion), d’un financement instable et de certaines faiblesses structurelles. Les auteurs recommandent l’élargissement des « quotas par province », l’adaptation aux réalités locales et la pérennisation du financement. Etant donné que, l’ENA s’affirme ainsi comme un acteur clé dans la modernisation de la gouvernance congolaise, par le recrutement et la formation des agents et fonctionnaires.