EFFET DE L’INTERACTION ENTRE PERCEPTIONS HOSPITALIERES ET STRATEGIES DE COPING SUR LA DUREE DE LA DISSONANCE COGNITIVE CHEZ LES VICTIMES DES ERREURS MEDICALES DANS LES HOPITAUX PUBLICS A YAOUNDE
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.20270755Keywords:
Dissonance cognitive, Perceptions hospitalières, Erreur médicale, Stratégies de coping, Inconfort psychologique.Abstract
Cette étude s’est proposée d’examiner l’effet d’interaction entre perceptions hospitalières et stratégies de coping sur la durée de la dissonance cognitive consécutive à une erreur médicale dans les hôpitaux publics de Yaoundé. Pour faciliter la compréhension, elle s’est inscrite dans le cadre théorique de la dissonance cognitive (Festinger, 1957) et du modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman, 1984). L’enquête a mobilisé une méthode mixte séquentielle séquentielle exploratoire (QUAL → QUAN).
Pour y arriver, une phase qualitative fondée sur des entretiens semi-directifs auprès de 138 patients ayant connaissance d’une erreur médicale a d’abord été effectuée et a permis d’identifier les formes de perceptions hospitalières (positives vs négatives) et les stratégies de coping (défensives vs non défensives). Les données ont ensuite été quantifiées et soumises à une analyse factorielle 2 × 2 (ANOVA) afin de tester l’effet d’interaction sur la durée déclarée de l’inconfort psychologique.
Les résultats obtenus révèlent un effet d’interaction significatif : chez les patients ayant une perception positive, le coping non défensif prolonge l’inconfort comparativement au coping défensif ; inversement, chez ceux ayant une perception négative, le coping défensif est associé à une durée d’inconfort plus longue.
De manière générale, les résultats que nous avons obtenus soulignent par ailleurs que l’efficacité des stratégies de coping dépend du cadre perceptif initial du patient, mettant en évidence l’importance d’une gestion différenciée des erreurs médicales en contexte hospitalier public.



















