La gouvernance financière au sein de l’administration publique malienne sur la période 2021-2025 : enjeux, défis et perspectives
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.23280668Keywords:
Contrôle financier ; Corruption ; Gouvernance financière ; Mali ; Transparence budgétaire.Abstract
Cette étude analyse la contribution de la transparence budgétaire, du contrôle financier et de la lutte contre la corruption à l’amélioration de la qualité de la gouvernance financière au sein de l’administration publique malienne sur la période 2021 – 2025. A partir d’une enquête menée auprès de 40 cadres de l’administration (Trésor Public, DGB, Contrôle Financier, BVG, Section des Comptes) et d’une modélisation économétrique, les résultats montrent que le modèle de régression est globalement significatif F (3,36) = 34,12% ; P = 0,001 < 0,05 et explique 71,8% de la variance de la qualité de la gouvernance financière R^2 ajusté = 0,718. L’analyse des coefficients révèle que le contrôle financier (β2= 0,503 ; Bêta = 0,451 ; t = 4,491 ; p = 0, 001 < 0,05) et la transparence budgétaire ((β1= 0,315 ; Bêta = 0,328 ; t = 3,214 ; p = 0, 003 < 0,05) sont les déterminants les plus significatifs. La lutte contre la corruption a un effet positif mais marginal (β3= 0,279 ; Bêta = 0,212 ; t = 2,130 ; p = 0, 041 < 0,05). Nos résultats montrent aussi que la qualité de la gouvernance financière publique au Mali n’est pas un problème de textes, mais un problème d’effectivité. Au regards des résultats obtenus, l’étude recommande de publier un budget citoyen en Français et en Bamanankan dans les 30 jours suivant le vote de la Loi de Finances et de rendre accessible en temps réel l’exécution budgétaire sur une plateforme numérique, de renforcer l’indépendance du contrôle financier et d’instaurer la publication obligatoire des rapports du Bureau du Vérificateur Général (BVG) assortie d’une obligation de poursuites judiciaires dans un délai de six mois, et de dématérialiser intégralement la chaine de la dépense publique de l’engagement au paiement et la chaine de la recette publique de la constatation au recouvrement afin de réduire les interactions humaines et les risques de corruption.



















