Capital humain et innovation organisationnelle dans perspective de la théorie du capital humain : quelles implications pour les PME au Maroc ?
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.16929869Keywords:
Capital humain ; Innovation organisationnelle ; PME ; Théorie du capital humain ; MarocAbstract
Ce papier analyse l’influence du capital humain sur l’innovation organisationnelle dans la perspective de la théorie du capital humain, en se concentrant sur le cas des PME marocaines. L’objectif est de démontrer que la valorisation des compétences, des savoirs et des expériences individuelles constitue un levier stratégique permettant d’introduire de nouvelles pratiques, d’améliorer les processus et de renforcer la compétitivité des entreprises. Sur cette base, un modèle économétrique de type Tobit est élaboré afin d’évaluer l’impact de huit dimensions du capital humain sur l’innovation organisationnelle, en intégrant trois variables de contrôle relatives à la taille de l’entreprise, au niveau d’éducation du dirigeant et à son genre. Les résultats obtenus confirment que le niveau d’éducation, la formation continue, les compétences numériques, la diversité des parcours et la sécurité psychologique des équipes ont un effet significatif et positif, alors que la capacité d’absorption, le capital social interne et les dispositifs d’incitation ne jouent pas un rôle déterminant dans ce contexte. Ces constats soulignent que le capital humain, lorsqu’il est soutenu par des pratiques managériales cohérentes et un environnement propice, constitue un moteur stratégique d’innovation. L’étude invite ainsi à renforcer l’investissement dans le capital humain comme condition de la résilience et de la durabilité des PME marocaines.


















