Montesquieu et la nouvelle méthode philosophique : comprendre la société pour penser le gouvernement
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.17697520Keywords:
Abus-séparation des pouvoirs-contre-pouvoir-démocratie-liberté politiqueAbstract
Le XVIIIe me siècle est marqué par la critique de l’absolutisme et la quête d’une politique rationnelle face aux abus de pouvoir et à l’anéantissement de la liberté. Pour contrecarrer ces abus, Montesquieu a développé une théorie politique novatrice en s’inspirant de l’antiquité et des régimes contemporains. L’objectif principal est de démontrer comment il a fondé ses concepts à travers ses analyses des institutions romaines et anglaises influencées par les Lumières. La théorie de John Locke est également à l’origine des idées politiques de la séparation des pouvoirs Montesquieu.
Méthodologiquement, cet article adopte une démarche conceptuelle et comparative qui examine le corpus des œuvres de Montesquieu (Considérations sur les Romains, L’Esprit des lois) et ses influences historiques (Rome comme modèle mixte, Angleterre comme paradigme de liberté) ainsi que les apports rationalistes des Lumières et lockéens (contrat social, limitation des pouvoirs).
L’analyse montre que Montesquieu tire de Rome un équilibre institutionnel préfigurant la séparation des pouvoirs, de l’Angleterre un contre-pouvoir concret et des Lumières une rationalisation antidogmatique. Sa contribution originale réside dans la fondation d’une science politique empirique influençant les démocraties modernes en opposant modération et despotisme.


















